FLAGEY 5 nov 2013 

9:30 -10:30

Bilan de la production documentaire 2012

De la production à la diffusion, la Fédération Wallonie-Bruxelles propose un état des lieux du documentaire sur son territoire. A travers les hiffres-clés, la présentation pose les différentes tendances du secteur. Un point particulier sur la diffusion dans le secteur non-marchande vient compléter ces informations.

La présentation du bilan est suivie d’une rencontre organisée par l’APAAA, l’association des ateliers.

10:30-12:30

Débat : « Quels outils pour quel cinéma ? »

L’histoire du cinéma documentaire, son écriture, son rapport au monde, sont intimement liés aux évolutions des outils qui permettent sa fabrication; de la prise de vue au travail sur le son et au montage. Parfois ces évolutions techniques sont nées de réflexions de cinéastes et de fabricants de matériel attentifs, parfois de logiques de marché et d’opportunités industrielles des constructeurs.

Dès le début des années quatre-vingt, des cinéastes – confirmés ou en devenir – s’emparent de caméras vidéo domestiques pour faire des films dans des conditions de tournage et de production plus légères et moins coûteuses, portant ainsi la promesse d’un renouveau du cinéma et d’un regain d’autonomie des créateurs. Une écriture libérée, une esthétique intime, un cinéma du geste commencent à naître ça et là, pour le meilleur et pour le pire.

Depuis lors, chaque nouveauté technique fabriquant des images est investie par la création pour donner lieu des esthétiques particulières : des boîtiers photo au téléphone portable, de la webcam aux caméras GoPro…

Quelles conséquences ces évolutions permanentes et rapides des outils induisent-elles sur la création? Comment le choix du matériel induit aujourd’hui trop souvent une écriture alors que cela devrait être l’inverse ? La démocratisation des outils est-elle une réalité tangible ou une illusion?

Quel réel prix à payer par les cinéastes pour cette autonomie? Celle-ci n’a-t-elle pas aussi enfermé l’auteur dans un isolement, troquant le dialogue avec une équipe technique pour une polyvalence impossible?

Comment ces outils ont-ils influencé l’enseignement du cinéma dans les écoles ? Qu’en est-il aussi des choix techniques en post-production, des formats de diffusion et des politiques d’archivage des films ? Comment naviguer entre un équipement de qualité en adéquation avec nos dynamiques d’atelier et une course à la nouveauté ?

Aujourd’hui, en tant qu’ateliers (y compris les réalisateurs/trices que nous accueillons ainsi que tous les collaborateurs/trices techniques, du tournage à la post-production), n’avons-nous pas besoin au contraire d’un surcroît de parti pris, de réflexion et de positionne- ment sur les choix techniques?

Animé par Jean-Christophe Pirnay (AJC!) en présence de techniciens de cinéma et de Jean-François Parfait (conseiller technique audiovisuel auprès du Centre du cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles).

Un débat organisé par l’AAAPA (Association des ateliers d’accueil, d’école et de production audiovisuelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles).