Uncategorized – Facebook te fiche, ne t'en fiche pas https://www.gsara.tv/facebook Just another WordPress site Mon, 15 Sep 2025 10:07:16 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.10 Ma vie privée n’est pas protégée, et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=33 https://www.gsara.tv/facebook/?p=33#comments Mon, 22 Nov 2010 12:10:14 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=33 Il faut reconnaître que, depuis la création du réseau social, la vie privée sur Facebook a connu une érosion spectaculaire. Si les utilisateurs font preuve de transparence dans le dévoilement d’eux-mêmes, Facebook de s’en servir allègrement en tout opacité.

Facebook permet en effet aux internautes d’interagir et de partager de l’information et des contenus (parfois de manière compulsive). Ceux-ci étalent leurs humeurs et leurs passions, dévoilent leur orientation sexuelle, leur âge, leurs intérêts, leurs croyances, leurs opinions politiques, parfois même leur numéro de téléphone et leur adresse. Mais les informations sur la vie privée publiées sur Facebook peuvent être lues et utilisées par des personnes à qui elles n’étaient pas initialement destinées. Les propriétaires de Facebook peuvent faire à peu près tout ce qu’ils veulent des renseignements qu’ils accumulent. Qu’ils en soient conscients ou pas, les internautes se retrouvent adeptes du fichage volontaire.

Ceci n’est pas sans conséquences “IRL” (dans “la vie réelle“, pour reprendre l’acronyme consacré sur le Net). Facebook sert aux recruteurs pour sélectionner leurs candidats, aux entreprises pour collecter des informations sur leurs employés – voire les licencier -, aux parents pour surveiller la vie de leurs enfants, à la police ou aux services de renseignements pour repérer et surveiller – voire démanteler – des groupes d’individus considérés comme “structurellement” à risque, etc. Sans parler des données bancaires qui sont conservées lors des transactions ou paiements effectués sur Facebook.

Face au mécontentement des utilisateurs sur la question de protection de vie privée qui a soulevé de nombreuses polémiques, quelques concessions ont été faites en matière de vie privée mais il semblerait que les avancées soient plus symboliques que réelles. Parce que nous sommes les seuls responsables de nos actes, nous nous devons de réfléchir au préalable aux conséquences d’une publication sur les réseaux sociaux. Nos données personnelles ne nous appartiennent plus une fois diffusées sur Facebook qui peut les utiliser comme bon lui semble.

Entre consentement tacite de l’internaute au traitement de ses données personnelles, et usage abusif au mépris de sa volonté, la frontière est mince. Mais il est toujours souhaitable de gérer son profil et ses paramètres de confidentialité, de prendre le temps de lire les conditions d’utilisation (qui d’ailleurs changent régulièrement) ou à défaut, de bien gérer et assumer sa vie publique.

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Quelles sont les initiatives en matière de protection de la vie privée ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=31 https://www.gsara.tv/facebook/?p=31#comments Mon, 22 Nov 2010 11:50:42 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=31 Les hackers de la communauté Tor ont développé un logiciel libre et un réseau ouvert qui permettent de se défendre contre une forme de surveillance de réseau – dite l’analyse de trafic- qui menace les libertés individuelles et l’intimité, les activités commerciales, les mises en relations, ainsi que la sécurité de l’État. TOR permet de surfer de manière anonyme et invisible en cryptant les messages et en brouillant les pistes. La communauté lutte contre le filtrage du web, la censure, la surveillance du trafic web. De nombreux autres serveurs proxys (dont le rôle est de servir de relais entre l’internaute et un serveur/le site Web) peuvent, dans certaines circonstances, être utiles pour le détournement de la censure et pour garantir le filtrage et l’anonymat.

L’Union européenne de son côté veut également davantage protéger les données personnelles des internautes. La Commission européenne a dévoilé sa « stratégie globale sur la protection des données dans l’Union européenne » (4 novembre 2010). Elle entend agir sur la manière dont les sociétés Internet, et particulièrement les sites de réseaux sociaux et les sociétés de publicité en ligne, utilisent les données privées des citoyens. Cette stratégie, associée à une consultation publique permettra de réviser la directive relative à la protection des données, qui date de 1995. La Commission devrait faire des propositions législatives en 2011.

Si cette initiative semble louable, le co-fondateur de la Quadrature du Net, Jérémie Zimmermann précise que dans le même temps « la Commission négocie l’accord multilatéral ACTA, qui autorise aux fournisseurs d’accès de transmettre directement des données personnelles de leurs abonnés aux industries du divertissement. Ce genre de “coopération” entre acteurs privés, dans le cadre de la guerre contre le partage de fichiers, est d’ailleurs encouragé par la Direction Générale du Marché intérieur de la Commission. On peut se demander qui aura le dernier mot entre justice et marché intérieur. »

Sur le Net, des alternatives existent. Des réseaux sociaux open source tels que Diaspora project ou The Appleseed Project méritent d’être connus et soutenus.

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La protection de la vie privée, un « problème de vieux cons » ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=29 https://www.gsara.tv/facebook/?p=29#comments Mon, 22 Nov 2010 11:40:15 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=29 Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg affirme que « les gens sont désormais à l’aise avec l’idée de partager plus d’informations différentes, de manière plus ouverte et avec plus d’internautes. (…) La norme sociale a évolué ». Si ces propos servent certainement à justifier sa politique en matière de protection de la vie privée vivement critiquable, il n’empêche que les jeunes générations semblent avoir une notion fort différente de ce qu’est la vie privée, et de la manière dont elle doit être protégée. « Je n’ai rien à cacher, c’est le prix à payer pour bénéficier des nouvelles technologies » telle est leur devise.

Alors parano ou ringarde la notion de vie privée et de l’anonymat ?
Qu’ils soient naïfs, impudiques ou exhibitionnistes, les natifs du numérique ne semblent plus faire la différence entre vie publique et vie privée. Ils assument pleinement une mise à nu volontaire sur le Net. Selon la thèse esquissée par les auteurs et leaders incontestés du Marketing 1to1 Don Peppers et Martha Rogers, nous assisterions aux prémisses d’un bouleversement similaire à la révolution sexuelle de 68 (dénonciation des tabous et carcans de la société, revendication de plus de libertés,…). Pour Josh Freed, éditorialiste canadien, c’est la plus importante fracture générationnelle depuis des décennies, qu’il résume ainsi : d’un côté, nous avons la « génération des parents », de l’autre, la « génération des transparents ».

Selon Bill Thompson, éditorialiste spécialisé dans les technologies à la BBC, ce changement de statut de la vie privée devrait constituer l’un des postulats d’un nouveau siècle des Lumières, numérique, à bâtir. Nos sociétés fondées sur des croyances à propos de l’intimité et de la propriété héritées des Lumières seraient devenues obsolètes à l’heure où nos vies deviennent de plus en plus transparentes. Le droit à la vie privée serait une notion désuète tant elle tente, vainement, d’enrayer la libre circulation et le partage des données.

Cette « extimité » (ce mouvement qui pousse chacun à mettre en avant une partie de sa vie intime, autant physique que psychique) relèverait moins de l’exhibitionnisme qu’elle ne dépend des outils utilisés (il est plus simple et moins coûteux de mettre ses photos en ligne que de les développer sur support papier). Une forme de romantisme en quelque sorte qui ne relèverait pas que de la crise d’adolescence mais où tout un chacun peut se faire connaître, gagner de l’attention, de la réputation et de la reconnaissance.

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Ce que je fais ou dis aujourd’hui peut être retourné contre moi dans 10 ans, et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=27 https://www.gsara.tv/facebook/?p=27#respond Mon, 22 Nov 2010 11:30:50 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=27 Sur le net, les photos de beuverie, les ragots ou toute information embarrassante que l’on préférerait voir disparaître sont indélébiles. Ils peuvent suivre leur auteur toute leur vie.

La réputation de nombreux internautes a été brisée par des informations fausses, obsolètes ou diffamatoires diffusées sur le net. Il est arrivé que des salariés se fassent licenciés à cause de propos tenus ou de clichés compromettant publiés autrefois sur Facebook. Autre cas de figure : la mode des photos érotiques prises dans l’intimité du couple qui surgissent au grand jour en cas de crise ou de dispute.

Profitant du vide juridique en matière de violation et de diffamation de la vie privée sur Internet, de plus en plus de starts-up spécialisées dans la gestion de l’e-reputation se développent. Se refaire une virginité numérique est en train de devenir un marché en plein essor. Moyennant un coût, les agences effectuent sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. Elles ont soit recours au « nettoyage » (en demandant aux propriétaires du site de modifier ou de supprimer les contenus compromettants) soit, quand le nettoyage est impossible, au « noyage » (en les faisant reculer dans la hiérarchie des résultats des moteurs de recherche et en remplissant de contenus positifs bien référencés).

Face à l’absence de régulation, certains soulignent l’enjeu et la nécessité du « droit à l’oubli numérique ». C’est le cas de la Commission européenne, du sénateur Philippe Mahoux en Belgique (qui veut porter le débat au Sénat et créer un groupe « informatique et libertés ») ou de la CNIL en France. Ce « droit à l’oubli » vise à protéger ceux qui ne sont pas conscients des données qu’ils peuvent laisser sur Internet en évitant un traçage de celles-ci dans le temps. Les internautes auraient ainsi un contrôle sur leurs informations, un accès à leurs données ainsi que la possibilité de les modifier ou les supprimer sur simple demande. Ce droit semble semé d’embûches tant d’une part, les législations sont différentes dans chaque pays et d’autre part, c’est justement l’exploitation des données personnelles qui fait le succès des réseaux sociaux comme Facebook.

Juridiquement, il est encore plus difficile d’obtenir réparation ou sanction que de mettre fin à une agression sur les réseaux sociaux. Pour pouvoir engendrer des poursuites, il faut qu’un délit (escroquerie ou diffamation) ait été commis sous cette identité falsifiée. Encore faut-il pouvoir identifier l’usurpateur. Car les faux profils font légion. Par vengeance, par amour pour son idole ou simplement pour faire une blague, prendre l’identité de quelqu’un d’autre est extrêmement facile.

La meilleure tactique reste toutefois d’apprendre à gérer ses traces, ses empreintes, son image.

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Le cyber-harcèlement peut causer des troubles émotionnels, et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=25 https://www.gsara.tv/facebook/?p=25#respond Mon, 22 Nov 2010 10:50:13 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=25 Insultes, chantage, humiliation, harcèlement, les utilisateurs (surtout les adolescents) se « lâchent » sur les réseaux sociaux. Ce qui peut être un jeu au départ peut déraper dangereusement. Cette terreur sociale, transmise par Internet, est d’autant plus dangereuse pour la victime que le harceleur peut la pratiquer partout et en tout temps et de manière anonyme. « L’intimidateur » n’est plus le « gros dur » qui intimide en ligne ; les timides le font aussi, cachés derrière leur ordinateur.

La cyber-intimidation ou le cyber-harcèlement est traumatique pour les jeunes : elle est une forme de mort sociale, qui peut être doublée de troubles émotionnels : un sentiment de honte doublé d’une perte d’estime de soi qui peut conduire à une érosion lente de la personnalité, rendant les victimes incapables de se défendre. Aux Etats-Unis, on compte certains cas de suicides suite au « cyberbullying ».

La protection des enfants en ligne est un sujet grave. Sur Facebook (comme sur Myspace), les utilisateurs doivent avoir au moins 13 ans et l’accès à leur profil est restreint à leurs seuls « amis » mais cette règle est facilement contournable. Les psychologues conseillent aux parents qui ont connaissance du phénomène d’en parler avec leur(s) enfant(s).

Toutefois, il n’est pas inutile de relativiser et de rappeler que le nombre de violences dues à l’exposition de soi sur le Net est infime en comparaison du nombre d’agressions (notamment dans les sphères intra-familiales) auxquelles les jeunes peuvent être confrontés dans leur vie réelle. Une certaine diabolisation et peur de l’espace public qu’est le Net, peut être contre-productif tant il risque d’infantiliser les enfants au lieu de leur donner les outils susceptibles de les aider à aborder leur transition vers le monde des adultes. Mieux vaut être créatif, proposer aux enfants des jeux et usages tirant les technologies vers le haut, plutôt que de les menacer, leur faire peur, ou chercher à les contrôler. Les enfants ont une responsabilité et un pouvoir.

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Mes données personnelles sont commercialisées, et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=23 https://www.gsara.tv/facebook/?p=23#respond Mon, 22 Nov 2010 10:40:48 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=23 Facebook, le dit réseau « social », est également devenu un immense réseau … publicitaire. Ce que chaque utilisateur fait ou aime sur le Web constitue une valeur inestimable pour les publicitaires, dont Facebook tire l’essentiel de ses revenus.

Facebook constitue une immense base de données marketing. Les termes du « contrat » passé avec Facebook sont clairs : « vous nous accordez une licence non-exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l’utilisation des contenus de propriété intellectuelle que vous publiez sur Facebook ou en relation à Facebook ». En d’autres termes, les utilisateurs restent propriétaires de ce qu’ils mettent en ligne mais Facebook s’autorise le droit d’exploiter ce contenu sans contrepartie.

L’internaute croit s’inscrire dans un espace public car c’est gratuit, mais il s’inscrit clairement dans un espace privé.

Cet opérateur privé offre l’accès gratuit en échange de la commercialisation des données personnelles (âge, activité professionnelle, statut marital, préférences sexuelles, opinions politiques et religieuses, intérêts, niveau d’éducation, etc.) et comportementales (bouton « j’aime », et autres applications, visite de sites partenaires) sans qu’aucun contrôle sérieux ne soit exercé. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une mise en application du manuel du targetting marketing : enregistrer le comportement du consommateur, le monnayer et le revendre aux annonceurs et espérer que le consommateur ainsi bien ciblé endosserait les produits et irait en faire la promotion à ses amis. Grâce à Lexicon, un moteur de recherche qui scanne les pages de Facebook, on peut facilement savoir de quelles marques les utilisateurs parlent le plus, jour après jour.

En outre, il existe les publicités dites intégrées. En effet, comme les utilisateurs, les marques peuvent aussi créer leur profil, partager des vidéos, proposer des événements… Un utilisateur qui fait apparaître le bouton « j’aime », c’est la possibilité de toucher par ricochet tous ses contacts. Et la recommandation sociale attachée à une information la rend beaucoup plus intéressante pour les annonceurs.

Carole Fabre

Petit conseil : cliquer successivement sur Compte > Paramètres de confidentialité > Applications et sites Web > Modifier vos paramètres, et décochez la case «activer la recherche publique»

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Facebook est un espace fliqué et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=21 https://www.gsara.tv/facebook/?p=21#respond Mon, 22 Nov 2010 10:30:02 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=21 Les réseaux sociaux sont une source inépuisable d’informations pour la police, la justice et les autorités. Les personnes recherchées par les forces de l’ordre peuvent être localisées et appréhendées grâce aux informations qu’ils partagent imprudemment avec leurs amis sur Facebook. Transparence peut être synonyme de traçabilité.

Facebook peut être un moyen d’influence voire un moyen de contrôle. « Si la police nous demande par exemple : nous voulons trouver cette personne qui vend de la drogue, alors nous l’aiderons probablement » reconnaît Debbie Frost, porte-parole de Facebook (“Facebook : mes amis, mes amours…des emmerdes !” Olivier levrard et Delphone Soulas. Ed. Michalon). Les polices du monde entier ont l’habitude de ce genre de requête.

On se heurte à un étrange paradoxe : alors que les internautes sont prompts à se rebeller contre le projet de fichier policier Edvige, qualifié de liberticide, nombre d’entre eux se confient sans pudeur, en texte et en images, sur Facebook qui peut facilement être utilisé contre eux par la police, la justice avec toute la puissance d’Etat. Si Facebook fait moins peur, serait-ce parce qu’ils sont le fait d’entreprises privées et de non des Etats eux-mêmes ?

Ce fichage policier, sinon illégal et amoral, est tout du moins problématique d’un point de vue démocratique.

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Je peux difficilement supprimer mon profil FB, et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=19 https://www.gsara.tv/facebook/?p=19#respond Mon, 22 Nov 2010 10:20:32 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=19 Facebook étant de plus en plus décrié, une tendance apparaît: le « Facebook suicide », qui consiste à quitter le réseau et y effacer son profil et ses données (petit mode d’emploi pour désactiver ou supprimer un compte). Mais Facebook – qui n’a aucun intérêt à voir ses membres, et donc ses annonceurs, déserter – rend la tâche souvent complexe voire impossible ! Facebook a une fâcheuse tendance à conserver la trace de notre passage.

Désactiver un compte ne signifie pas le supprimer définitivement. Il est possible de désactiver son compte, ce qui signifie que les informations et contenus du profil ne sont plus accessibles via le moteur de recherche mais conservés sur les serveurs de Facebook au cas où l’internaute souhaiterait réactiver son compte.

Par contre, supprimer ou effacer un compte le supprime du site de façon permanente et l’internaute aura à repartir d’un profil vide s’il décide plus tard de revenir sur Facebook. Il y a un délai de 14 jours avant que les données ne soient complètement effacées pour donner le temps aux utilisateurs de changer d’avis. Si cela arrive, l’internaute aura seulement à se connecter à son compte et la demande de suppression sera annulée.

Des applications dédiées à ce «suicide virtuel» (tels que Seppukoo, Web 2.0. suicide machine) se sont proposées de faire ce travail mais celles-ci ont vu leurs applications Facebook désactivées. Une expulsion justifiée par un non respect des conditions d’utilisation. Un comble…

D’après de nombreuses plaintes, les profils Facebook ne seraient jamais supprimés définitivement. En théorie, les données stockées dans les serveurs aux Etats-unis pourraient donc toujours être réactivées et utilisées par la société. Les adresses IP ainsi que les adresses e-mail des personnes invitées par un membre seraient ainsi gardées indéfiniment, même lorsque la personne conviée ne s’inscrit jamais.

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Je suis géolocalisé(e), et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=11 https://www.gsara.tv/facebook/?p=11#respond Mon, 22 Nov 2010 10:00:17 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=11 Autre risque d’entrave à la protection de la vie privée, la fonctionnalité de géolocalisation (basée sur la fonction GPS des téléphones mobiles), baptisée Facebook Places, est déployée en Europe un mois après le lancement de l’outil aux Etats-Unis. La géolocalisation est un procédé qui consiste à déterminer la position géographique d’un terminal, en veille ou actif évoluant dans un réseau de communications mobiles. Une fois recueillie, la donnée de localisation est adressée à toute personne cherchant à identifier l’utilisateur du mobile ou à tout prestataire susceptible de proposer des services adaptés à la personne ainsi localisée.

Face aux critiques, Facebook a pris un certain nombre de précautions pour éviter que des informations sur la localisation de ses utilisateurs ne soient trop facilement accessibles. Le service n’est pas activé automatiquement, seuls les amis ont accès, par défaut, aux informations de géolocalisation. Ces paramètres peuvent être modifiés dans le menu “paramètres de confidentialité”, à la ligne “lieux dans lesquels j’indique me trouver”.

Facebook a mis les moyens pour se faire une place sur les mobiles car de redoutables adversaires l’y attendent. C’est le cas d’Aki-Aka, le plus emblématique. Né en Allemagne, cette application 100% mobile sait où sont les internautes en permanence. Via le réseau GSM ou un GPS intégré (dans les smartphones), il peut indiquer qui des personnes croisées chaque jour dans le métro, au travail, dans un bar sont susceptibles de devenir des amis (en précisant le nombre de points communs). Se rendre repérable à tout moment soulève-t-il un plus grand danger ? Il n’est en tout cas pas sans soulever quelques questions d’éthique et de vie privée.

L’efficacité de ces nouvelles technologies dans le traitement de l’information ne manque pas de susciter l’intérêt des entreprises soucieuses de suivre leurs salariés en déplacement, ou encore celui des publicitaires motivés par la perspective de proposer à une clientèle, qui n’en a pas toujours conscience, une offre de plus en plus ciblée. La pub du 21e siècle sera en effet mobile, sociale et locale. L’utilisation abusive des données récoltées par l’intermédiaire de ces nouveaux réseaux sociaux dépendra surtout des garde-fous éthiques et législatifs et de l’honnêteté des prestataires de services. Ceci étant, l’utilisateur a toujours le choix de divulguer des informations mettant en cause sa vie privée. Et concernant l’utilisation commerciale des informations des internautes, l’enregistrement de toutes ses recherches et de son historique par Google n’est-il, en soi, pas plus problématique en termes de vie privée ?

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Mon profil a été arbitrairement supprimé, et alors ? https://www.gsara.tv/facebook/?p=17 https://www.gsara.tv/facebook/?p=17#respond Mon, 22 Nov 2010 10:00:04 +0000 https://www.gsara.be/facebooktefiche/?p=17 Pas moins de 150 administrateurs travaillent à la sécurité de Facebook aux Etats-Unis (Santa Clara-Californie). Comme pour Myspace, « la police de Facebook » est là pour contrôler la teneur des propos échangés par les internautes, du moins ceux qui leur sont signalés comme contraire aux conditions d’utilisation. C’est important pour les utilisateurs, de sentir leur espace sécurisé (mais aussi pour les annonceurs !). Ainsi, chaque jour, des infractions sont signalées touchant à des questions de pornographie, des problèmes de droit à l’image, des incitations à la violence, au racisme ou à des faux profils.

Dans cette logique, de plus en plus nombreux sont les utilisateurs qui se font suspendre leur compte, voire radier des réseaux sociaux de manière parfaitement subjective et arbitraire. Raisons invoquées par Facebook ? Trop de pokes (taquienerie) et de demandes d’amis/fans, trop d’articles mis en ligne, .. « Facebook préfère prévenir toute violation des droits d’auteurs en désactivant des compte de manière préventive sans prendre soin de vérifier et de contrôler la réalité des éventuelles violations commises. D’autant, qu’a contrario, Facebook reste timoré vis-à-vis de la protection de la vie privée. » témoigne Mahor Chiche (Le Monde 15-16 août 2010), avocat au barreau de Paris, dont le compte a été désactivé sans aucune mise en demeure préalable, sans aucun avertissement et surtout sans aucun motif réel et sérieux.

Tout laisse à penser que Facebook n’aime pas les activistes. A titre d’exemple : la page Boycott BP supprimée en juin 2010. En supprimant cette page, Facebook empêche ainsi 800.000 inscrits de faire pression sur British Petroleum, responsable de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Serait-ce le fruit d’une erreur technique, d’une censure suite à des demandes pressantes de la part de BP vers Facebook ou est-ce une initiative prise seule par le réseau social ? Rien ne permet d’en savoir davantage. Mais à en croire beaucoup d’auteurs du net, la censure de propos subversifs ou provocateurs sur base de dénonciations, ou sur le contrôle de modérateurs, serait monnaie courante. Dixit Andy Verol, artiste blogueur qui s’est fait 12 fois rayer de Facebook : « On autorise l’exposition de photos festives et presque dénudées d’une adolescente, mais on interdit un texte qui emploie un style, qui dénonce, qui exprime ». Nous serions donc en droit de débattre de l’existence d’une menace de censure déguisée. Tout porte à croire que la plupart des chansons de Gainsbourg et les textes de Lautréamont, Sade ou Artaud, .. seraient censurés sur les réseaux sociaux.

Les internautes disposent d’un seul recours juridique (le tribunal de Santa Clara) mais celui-ci est si onéreux et compliqué que Facebook continue d’imposer unilatéralement ses conditions et ses abus de droit.

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