La plus grande prise d’otages

CONTEXTE

Pourfendant quiconque qui n’était pas Charlie, la classe médiatico-politique a presque littéralement pris en otage les citoyens. Au nom d’une « unité nationale » ou d’un « recueillement » quasi obligatoire, – il fallait être Charlie au nom aussi de… la liberté d’expression et d’opinion. Pour éviter « la fabrication du consentement », ne faut-il pas préserver et créer des espaces de liberté, d’expérimentation, de créativité ; des médias qui échappent au formatage du langage et des formats audiovisuels, au « prêt à penser », des médias qui permettent une appropriation citoyenne et une éducation critique des médias. Les médias du tiers secteur (associatif et non-marchand) constituent par là une alternative réelle.

PISTES DE DÉBATS

• Les médias dominants contribuent-ils suffisamment au débat démocratique ?
• Peut-on condamner les attentats contre Charlie Hebdo tout en gardant son libre arbitre ?
• Comment « la fabrication du consentement » rend-elle compte aujourd’hui des luttes sociales  et de la diversité ?
• La mise en forme implique-t-elle une mise en norme ?

POUR ALLER PLUS LOIN

• Geoffrey Geuens, L’information sous contrôle. Médias et pouvoir économique en Belgique, Labor/Espace de liberté, 2002, 95 pages.
• Jean-François Kahn, L’horreur médiatique, janvier 2014, Ed. Plon, 177 pages
Des avocats refusent de défendre des prévenus d’apologie du terrorisme, Les-crises, Février 2015 > Lien
Dessin posté sur Facebook : un lycéen de 16 ans arrêté pour apologie de terrorisme, E&R, Janvier 2005 > Lien

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