CONTEXTE
Comme dans la caverne de Platon, nous ne percevons des événements que leur ombre portée par médias interposés. Ces derniers façonnent et construisent notre représentation du monde tout en se présentant bien souvent sous l’étiquette de « fenêtre neutre sur l’extérieur ». Pourtant, les journalistes sont, comme nous tous, subjectifs. Notre origine sociale, nos premières expériences, notre trajectoire de vie, forment, souvent inconsciemment, des inclinaisons à penser, percevoir, agir que nous intériorisons et incorporons de façon durable. C’est ce que le sociologue Pierre Bourdieu appelle un habitus. Être conscient que les médias ne sont ni neutres ni objectifs nous permet de garder un esprit critique et une distanciation réflexive vis-à-vis de ces dispositifs.
PISTES DE DÉBATS
• Comment les médias forment et déforment notre réalité ?
• Quand peut-on parler de désinformation, de mésinformation, de surinformation ou de malinformation ?
• Quelles sont les limites de la neutralité et de l’objectivité journalistiques ?
• Tout citoyen peut-il être journaliste ou producteur de contenu ? Parle-t-il plus librement et sincèrement pour autant ?
POUR ALLER PLUS LOIN
• Cyrille Frank, Désinformation, manipulations… le public est-il son propre bourreau ?, Média culture, 22 avril 2013 > Lien
• Mark Achbar et Peter Wintonick, Chomsky, les médias et les illusions nécessaires, 1992, 167 min.
• Pierre Mellet, Comment la structure rituelle du Journal télévisé formate nos esprits, Réseau Voltaire International, Septembre 2007 > Lien
• Mario Zunino, Quand le JT de TF1 fait son cinéma, L’Harmattan, 2014, 150 pages.
