Les dessinateurs en pointe

CONTEXTE

Les attentats à Charlie Hebdo ont été une atteinte à la liberté d’expression qui s’est vu offrir le titre de plus grande valeur à défendre dans une démocratie. La liberté d’expression est une liberté fondamentale mais non absolue. Elle doit coexister avec d’autres libertés fondamentales, comme le droit au respect des convictions d’autrui. Ce cadre légal interdit l’insulte, la diffamation, l’incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence, … Quant à la presse en Belgique, elle est relativement libre (la Belgique occupe la quinzième place dans le classement mondial de la liberté de la presse établi en 2015 par Reporters sans Frontières). Si, théoriquement, il n’y a pas de censure, les journalistes pratiquent parfois l’auto-censure, que ce soit pour satisfaire les investisseurs, être conformes à l’ordre établi ou encore pour ne pas offenser certaines sensibilités.

PISTES DE DÉBATS

• Existe-t-il des sujets médiatiquement sensibles voire tabous ?
• Quels sont vos sujets tabous ?
• La presse peut-elle/doit-elle parler de tout ?
• Quel rôle les caricaturistes doivent-ils occuper dans une démocratie ?
• Le devoir d’informer peut-il se heurter à certaines contraintes ?

POUR ALLER PLUS LOIN

• Julien Vlass, Liberté d’expression: quelles sont les limites ? Que dit la loi ?, RTBF, Janvier 2015 > Lien
• Jean-Pierre Borloo, Les recommandations en matière de liberté d’expression, AJP, Juillet 2013 > Lien
• Stéphanie Valloatto, Caricaturistes – Fantassins de la démocratie, 2014, 105 min.
• Sylvia Preuss-Laussinotte, La liberté d’expression, Ellipses Marketing, 2014, 144 pages.

Les commentaires sont clos.