CONTEXTE
La réalité des quartiers populaires et de leurs habitants est souvent présentée dans les médias dominants de manière
partielle et partiale. Dissimulation et stigmatisation sont légion. Cette vision strictement territoriale centrée sur les « quartiers », les « cités » et autres « violences urbaines » est source de préjugés et de stéréotypes. Ce discours médiatique participe également à une dépolitisation de la question sociale. Dans ses interventions télévisées réalisées au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, Fox News parlait des banlieues de Paris comme des zones de non-droit où des franges de la population enseignent et appliquent la Charia. Ces propos, aujourd’hui incriminés, assimilaient ainsi l’ensemble des Musulmans des quartiers défavorisés aux terroristes. Et si nous commencions par lire/ écouter/regarder autre chose que ce qui nous conforte dans nos propres préjugés ?
PISTES DE DÉBATS
• Dans quelle mesure les journalistes cherchent-ils ce qu’ils veulent trouver ?
• Quelles sont les caractéristiques principales de la figure du “Musulman” présentes dans les médias ?
• Jusqu’à quel degré un journaliste peut-il se dépâtir de ses propres représentations/stéréotypes ?
• Co-produire d’autres images avec les habitants (via les ateliers d’expression citoyenne et d’éducation permanente) peut-il enrayer ce discours ?
POUR ALLER PLUS LOIN
• Après les tueries de Paris, questionner le traitement médiatique des quartiers populaires, Acrimed, Février 2015 > Lien
• Edward W. Saïd, L’Islam dans les médias, Sindbad/ Actes Sud, Septembre 2011, 282 pages.
• Derville Grégory, La stigmatisation des « jeunes de banlieue », in Communication et langages. N°113, 3ème trimestre 1997, pp. 104-117. > Lien
• Jérôme Berthaut, La banlieue du 20 heures, Agone, 2013, 432 pages.
