CONTEXTE
Avec les attentats de Paris, les spectateurs ont vécu au rythme des chaînes d’information en continu et des dépêches en ligne. En raison de calculs de rentabilité, de rapidité de fabrication, de mise en circulation et de facilité de consommation, les contenus s’appauvrissent et se vident de leur complexité. Ce qui n’empêche pas certaines chaînes de poursuivre sur cette voie vu les records d’audience qu’elles font. Mais d’autres formes de journalisme existent. Nés de la frustration de journalistes et de lecteurs, de plus en plus de médias entendent redonner de la valeur à l’information. Le slow journalisme rompt ainsi avec la dictature de l’instantanéité et prend le temps d’aller au fond des choses.
PISTES DE DÉBATS
• Trop d’information tue-t-elle l’information ?
• Faut-il décélérer pour mieux informer ?
• Avons-nous besoin d’être informés constamment en direct ?
• Le slow journalisme est-il l’ennemi ou le complément de l’info en continu ?
• Sachant que le travail d’analyse et d’investigation exige une rémunération juste, seriez-vous prêt à payer plus cher pour une information de qualité ?
POUR ALLER PLUS LOIN
• Pascal Beria, La tyrannie de l’urgence, Le site du contenu, 2013 > Lien
• Alain Accardo, Journalistes précaires, journalistes au quotidien, Agone, 2007, 896 pages
• Le manifeste des slow media (traduction : fr), OWNI, Août 2010 > Lien
• François Ruffin, Les Petits Soldats du journalisme, Les Arènes, 2003, 271 pages.
